25 novembre 2012

Nos enseignements

Stage Langues vivantes du SNES, mardi 20 novembre

Un stage très réussi : 90 enseignants de langues vivantes étaient présents pour s’informer, réfléchir et proposer.

Mise à jour de dimanche 25 novembre : les dernières nouvelles du ministère cliquer ici

Avec la présence de Marc ROLLIN responsable national du groupe Langues Vivantes SNES , de Caroline CHEVE, secrétaire adjointe académique du SNES Aix-Marseille et responsable du secteur lycée et de Muriel BARRIEU, Catherine FERRE et Colette COMBET responsables académiques du groupes Langues Vivantes SNES.

Depuis plusieurs années maintenant les langues vivantes au collège et au lycée sont devenues un laboratoire d’expérimentations, des expérimentations qui nuisent plus qu’elles n’améliorent le service public d’éducation, la progression des élèves et les conditions de travail des collègues qui sont de plus en plus en souffrance.

Il a semblé donc nécessaire au SNES académique d’organiser un stage réunissant les collègues qui vivent au quotidien les conséquences des réformes successives, afin de les informer du contexte général, des avancées académiques et nationales sur la question des LV mais surtout pour faire un bilan du ressenti des collègues, de bâtir avec eux une réflexion et d’en dégager des revendications communes représentatives d’un réel besoin du terrain qui seront porter par le SNES dans toutes les instances académiques et nationales.

Les actions proposées :

- continuer à faire signer la pétition en ligne
- rédiger des motions et les faire acter en CA
- s’adresser à la Région en CA
- rédiger des lettres collectives aux IPR
- tracter dans les casiers des collègues des autres disciplines
- une adresse du SNES National aux partis politiques
- le SNES académique demandera audience aux IPR et au recteur
- pendant les heures d’infos syndicales distribution du Vadémécum du SNES en ligne sur le site du
SNES national catégories langues au collègues de langues

Epreuves de langues vivantes au baccalauréat : Quelles solutions provisoires ? Quelles revendications ?

Les nouvelles épreuves du bac que l’on connaît depuis la fin de l’année scolaire dernière posent problème à plusieurs titres :

1.Elles ont été conçues par le ministère Chatel sans concertation. Il n’a pas été possible depuis le changement de ministère d’obtenir qu’on repousse à la session suivante pour laisser le temps à la concertation et surtout à la réflexion. Il a été très long et difficile d’obtenir une rencontre avec les IG sur ces questions.

2.Ces nouvelles épreuves instaurent des épreuves orales (compréhension et expression) qui se rajoutent à l’écrit. Le principe des évaluations orales et écrites trouve l’assentiment des enseignants de langues vivantes, mais les modalités des nouvelles épreuves ne sont pas satisfaisantes.

3.L’enseignement en « co-animation » en LV technologique et son épreuve posent problème également. Aucune concertation n’est prévue pour préparer de véritables séquences de cours. L’enseignant de matières technologiques a très peu de connaissance en langues et le collègues de LV n’est pas qualifié en enseignement technologique. Donc aucun des deux enseignants ne maîtrise l’enseignement qu’il dispense aux élèves. Ce qui est une souffrance pour les collègues qui se sentent fragilisés. L’horaire est insuffisant, avec une heure hebdomadaire, on ne peut préparer les élèves à une épreuve ambitieuse : la présentation d’un projet en langue étrangère. Le format de l’épreuve aussi est contestable : les élèves doivent présenter un projet qu’ils ont préparé en français pendant leurs heures de disciplines technologiques en anglais. Ce qui signifie concrètement qu’ils devront traduire dans la langue cible. Il n’en ont pas les compétences et c’est totalement incohérent avec la suppression de l’épreuve de traduction pour les épreuves de baccalauréat écrit général. c’est donc le professeur de langues qui va traduire de façon très approximative vue sa connaissance de la discipline technologique.

Une différence de traitement entre les professeurs de STI et de STL, les collègues de STI ont eu droit à une formation pas les collègues de STL. De même, les professeurs de langues intervenant en STI ont eu une réunion avec l’inspection pour leur présenter l’épreuve, ce ne fut pas le cas des professeurs de langues en STL.

4.Il n’y a pas de véritable cadrage national de ces épreuves.

Il y a une prise en charge très partielle de ces questions sur les sites académiques. Sur notre académie, on note un effort de bonne volonté pour nous tenir au courant mais comme l’ensemble est bien flou on n’a pas plus de lumière venant de notre académie. Un effort de mutualisation par des collègues de quelques séquences mais qui ne nous font pas avancer sur les interrogations des collègues quant au bac.

a)Pour l’écrit, on peine à avoir des sujets zéro ; ce qui a paru la semaine dernière sur Eduscol ne fait pas le compte. Seuls le Russe, le Japonais et l’Hébreu proposent des sujets. En Anglais on nous propose des documents et des grilles analytiques mais ce ne sont pas du tout des sujets, dans les autres langues c’est le vide sidéral.

http://eduscol.education.fr/cid66188/sujets-0-lv1-et-lv2.html

http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Lycee/87/5/Sujet0-2013_T_LV2_Anglais_232875.pdf

b)Les épreuves orales sont celles qui posent le plus problème parce qu’elles laissent le professeur et son équipe seuls responsables de la création des sujets et de l’organisation des épreuves et parce qu’elles remettent en cause le principe d’anonymat du candidat et de l’examinateur, ainsi que le principe d’une égalité de traitement sur tout le territoire national. Ce décrochage des langues vivantes d’un examen national est lourd de sens et de conséquences.

Pour l’expression orale, on a eu des grilles d’évaluation qui sont des ressucées des grilles d’oral de STG. Le recentrage sur la notion met les collègues en difficulté. Il n’y a pas d’aide sinon des schémas, des grilles là-aussi analytiques qu’on peut trouver sur Eduscol via le portail des langues académiques. Elles sont utiles pour établir une discrimination parmi les documents choisis, elles font l’inventaire de leurs contenus mais en aucun cas elles ne sont le produit d’une réflexion sur ce que l’on attend du candidat exactement et comment les collègues aident leurs élèves à se préparer.

http://www.ac-aix-marseille.fr/pedagogie/jcms/c_87392/fr/accueil

Pour la compréhension de l’oral, il n’ya pas de banques de données ni nationale, ni sur l’académie. C’est l’épreuve qui pose le plus de souci. Les collègues et les équipes sont livrés à eux-mêmes pour la création du sujet comme pour l’organisation des épreuves qui sont censées se dérouler dans le cadre normal de la classe . Le résumé en français n’est pas un exercice facile à évaluer et là aussi aucune indication précise : pour ceux qui l’ont déjà testé avec les élèves les résultats sont souvent désolants. Pour leur organisation, la mobilisation du matériel est là encore un souci majeur. Le rectorat a demandé aux chefs d’établissement, suite à notre entrevue avec les IPR, de recenser les besoins techniques mais on ne sait pas encore qu’elle sera la hauteur de l’enveloppe allouée à ces dépenses. Jusque là ce qui se dessine, c’est que dans l’urgence, les établissements vont prendre sur leurs fonds de réserves. On attendra l’année scolaire prochaine pour voir si la Région abonde les crédits d’équipement en ce sens.

L’ensemble des épreuves orales nécessite une mobilisation des personnels (et pas que des linguistes) qui ne va pas sans bouleverser le cours normal des autres classes. L’organisation du passage à l’oral pour les L relève du sport de haut niveau, on a fait des simulations, Colette en parlera. Nous ne savons toujours pas à l’heure qu’il est qu’elles sont les fourchettes de date retenues pour les 2 épreuves orales, elles devraient être cadrées par la direction rectorale, c’est ce que nous ont affirmé les IPR. Reste le problème épineux de la rémunération, les collègues doivent se bagarrer pour que ces heures soient payées, il faudra définir une position revendicative bien claire.

La question du bien fondé d’épreuves identiques du tronc commun, bac général bac techno , des niveaux requis