Réforme du lycée : amplifier la mobilisation !

Nous l’avons dit depuis le départ, la réforme du lycée en préparation a pour premier objectif la suppression de milliers de postes. Si la communication opaque de Blanquer le 14 février a pu faire illusion à certains, les projets de textes comportant les grilles et structures du nouveau lycée sont limpides : réduction à 26h du minimum horaire en Seconde, réduction à 2 du nombre d’options incluant les actuels EDE, AP financé sur la marge des dédoublements, possibilité de grouper les élèves dans les enseignements de tronc commun… Un gigantesque vivier d’économies au détriment de la richesse de l’offre de formation, et des conditions de travail des enseignants.

Combiné avec le projet sur le baccalauréat et la réforme de l’accès à l’université, nous faisons face au projet de réforme le plus régressif que nous ayons eu à combattre :

  • pour nos élèves, moins de temps pour apprendre, les choix d’orientation précoces et la sélection
  • pour les enseignants, des postes supprimés, des métiers dénaturés, des conditions dégradées, plus de classes, plus d’évaluation
  • pour les établissements, une organisation complexifiée et moins de temps pour enseigner

Pour en savoir plus : https://www.snes.edu/Toujours-moins.html

Le SNES est résolu à combattre ce projet et à enclencher la dynamique vers une nouvelle étape de démocratisation. Dans toutes les instances, à tous les niveaux, il porte les arguments de la profession pour mettre en évidence les conséquences de ce projet. Les deux journées de mobilisation ont aussi porté leurs fruits :

  • Entre la parution du rapport Mathiot et les premières annonces de Blanquer, la grève du 6 février : disparition de l’hypothèse de l’annualisation du temps de travail des profs, et de la semestrialisation des enseignements.
  • Entre les projets de décret sur le baccalauréat et les projets des décrets sur le lycée, la grève du 22 mars : retour des spécialités en terminale dans la voie technologique, apparition d’une marge horaire pour alléger les classes. Le ministre évoque maintenant la possibilité qu’il y ait des couplages-types de spécialités, ouverts dans chaque lycée.

L’action paie, le ministère y est attentif, à l’heure où dans les universités les étudiants semblent commencer à se mobiliser.

Mais presque tout reste à faire : retrouver des horaires disciplinaires suffisants en Seconde comme dans le cycle terminal, défendre les options, retrouver les spécialités dans la voie technologique dès la Première, obtenir des moyens suffisants pour dédoubler. Et bien sûr empêcher la mise en place d’un baccalauréat local, nouvelle source d’inégalités.

Pour en savoir plus : https://www.snes.edu/Controle-local-partout-diplome-national-nulle-part.html

Le SNES a élaboré un plan d’action qui passe par des journées de mobilisation nationale en avril et en mai, mais il faut aussi que chacun s’empare de ce sujet, mène la discussion en salle des profs, avec les parents, et que les établissements organisent des actions locales : distributions de tracts, pique-nique, soirées revendicatives etc. Il faut amplifier la mobilisation !

Comme toujours, les militants de la section académique sont disponibles pour vous aider.

Caroline Chevé – Secrétaire académique adjointe