Réforme du lycée , réforme du baccalauréat

- Lycée, bac, post-bac : s’informer et agir !
- Calculateur SNES-FSU : calculer les effets de la réforme sur la DGH de votre lycée Cliquer ici
- Appel unitaire des syndicats et des associations de spécialistes Cliquer ici
- Parcoursup : Génération Crash-test Cliquer ici

Nous l’avons dit depuis le départ, la réforme du lycée en préparation a pour premier objectif la suppression de milliers de postes. Si le story telling de l’an dernier a pu faire illusion à certain, et si la mise en place a minima cette rentrée (rentrée 2018 en lycée) tente d’endormir la vigilance, les textes publiés au BO comportant les grilles et structures du nouveau lycée sont limpides : réduction à 26h30 du minimum horaire en Seconde, réduction à 2 du nombre d’options devenues facultatives en lieu et place des EDE et sans financement ad hoc, AP financé sur la marge d’autonomie en concurrence avec les dédoublements, possibilité de grouper les élèves dans les enseignements de tronc commun…
Un gigantesque vivier d’économies au détriment de la richesse de l’offre de formation, et des conditions de travail des enseignants.
Combiné avec le projet sur le baccalauréat et la réforme de l’accès à l’université, nous faisons face au projet de réforme le plus régressif que nous ayons eu à combattre :
pour nos élèves, une offre de formation appauvrie, moins de temps pour apprendre, les choix d’orientation précoces et la sélection
pour les enseignants, des postes supprimés et des compléments de service, des métiers dénaturés, des conditions dégradées, plus de classes, plus d’évaluation
pour les établissements, une organisation complexifiée et instable, et moins de temps pour enseigner
Pour en savoir plus : les textes officiels et l’analyse du SNES-FSU
Le SNES-FSU est résolu à combattre ce projet et à enclencher la dynamique vers une nouvelle étape de démocratisation. Dans toutes les instances, à tous les niveaux, il porte les arguments de la profession pour mettre en évidence les conséquences de ce projet.
Son action l’an passé a permis quelques évolutions dans le projet :
Entre la parution du rapport Mathiot et les premières annonces de Blanquer, la grève du 6 février : disparition de l’hypothèse de l’annualisation du temps de travail des profs, et de la semestrialisation des enseignements.
Entre les projets de décret sur le baccalauréat et les projets des décrets sur le lycée, la grève du 22 mars : retour des spécialités en terminale dans la voie technologique, apparition d’une marge horaire pour alléger les classes.
A cette rentrée, la note de service sur l’implantation des spécialités prévoit que les établissements proposent des « combinaisons » de spécialités, triplettes et doublettes qui peuvent permettre plus de cohérence que le « choix à la carte » initialement prévu. Malgré le discours permanent sur la liberté des élèves, il faut aujourd’hui faire prévaloir le principe de réalité : on ne prépare pas une rentrée sans savoir au deuxième trimestre où iront les élèves. On n’informe pas les familles sans savoir quels enseignements sont proposés. Il faut donc que les établissements guident fortement le choix des élèves.
Chacun doit s’informer et prendre conscience des enjeu. Il faut construire le rapport de force qui seul nous permettra d’empêcher cette réforme de produire ses effets délétères et empêcher la mise en place d’un baccalauréat local à la rentrée 2019, nouvelle source d’inégalités et de dénaturation de notre métier.
Caroline Chevé – Secrétaire académique adjointe