6 juillet 2022

Notre académie, nos établissements

Corriger le DNB : une épreuve !

Mardi 05 juillet avaient lieu les corrections des épreuves du DNB session 2022. Les témoignages n’ont cessé d’affluer pour déplorer les conditions cette année encore dans lesquelles s’est déroulé le travail des correcteurs·trices.

Chaque année, les conditions de correction se révèlent un peu plus difficiles et le nombre de copies s’accroît. Les correcteurs·trices absent·e·s ne sont pas toujours remplacé·e·s, et il est évident que le nombre de copies par enseignant·e dépend du nombre de personnes convoquées… Or, il semblerait que l’on soit loin de faire le plein. Ainsi, dans un collège marseillais par exemple, sur une équipe de huit titulaires, trois seulement ont reçu une convocation pour corriger et un·e pour harmoniser. Inconcevable qui plus est dans une période de reprise de l’épidémie de COVID ! Dans un tel contexte, comment ne pas anticiper les difficultés en convoquant tous les personnels disponibles ?

Quant aux conditions de travail, elles sont souvent dégradées en raison de la chaleur et d’un accueil très variable selon les établissements. Les pauses pourtant nécessaires sont inexistantes. Les conditions de rémunération ne permettent pas non plus de reconnaître la charge de travail endossée par les enseignant·e·s qui corrigent les épreuves, particulièrement en français. Rappelons que pour cette discipline une copie comporte en réalité deux épreuves. Il faut donc réussir le tour de force de faire en quelques heures un travail qui nécessite d’y consacrer, en temps normal, plusieurs journées. Le nombre de copies a rendu impossible dans certains centres d’examen de terminer sur une journée. Ailleurs, c’est au pas de charge qu’il a fallu terminer. Les deux journées pour lesquelles les correcteurs·trices sont convoquées ne sont en réalité que théoriques, les pressions exercées pour finir de corriger sur la première journée étant courantes. Là où il a été décidé néanmoins de poursuivre mercredi, les collègues ont constaté que le serveur permettant la saisie des notes fermait à 13h alors que les convocations allaient jusqu’à 15h… Tout est fait pour que corriger soit une véritable épreuve !

Attaché à l’équité de traitement entre les personnels, mais aussi entre les candidats à l’examen, attaché à une évaluation qui ait du sens, à un travail de qualité, le SNES-FSU portera à la connaissance des services académiques les dysfonctionnements rencontrés cette année.