7 février 2013

Nos mutations, notre mobilité

Mutations intra-académiques 2013 : des avancées

Trois demi-journées successives ont été nécessaires à la rédaction du nouveau bulletin académique régissant les mutations intra-académiques. Le SNES se félicite de la qualité des échanges et des débats de fond qui ont pu être menés avec l’ensemble des élus et l’administration, dans un climat constructif.


Le choix des profs par le chef d’établissement n’a pas survécu à la mandature Sarkozy

On se rappelle des combats menés les années précédentes contre le dispositif ECLAIR, que nous analysions comme un dispositif de relégation sociale pour les élèves et un laboratoire d’une gestion managériale des personnels. Nous avions dénoncé les primes au mérite et le choix des équipes par le chef d’établissement. Après le fiacso du mouvement 2012 (lire ici), c’est avec une grande satisfaction et une grande fierté que nous constatons que nos analyses ont été entendue, l’administration renonçant au mouvement spécifique ECLAIR. Tous les postes vacants dans les établissements ECLAIR seront pourvus suivant les règles communes au mouvement général. Les chefs d’établissement ne seront plus sollicités pour sélectionner les équipes.
Le SNES y voit le fruit de son travail et des mobilisations qu’il a entreprises sans relâche avec les collègues concernés (lire ici : referendum ECALIR)

Le dispositif ECLAIR n’est plus mentionné au BA. Les APV mieux reconnus

Le BA rectoral ne mentionne plus les établissements ECLAIR. Seuls subsistent les établissements RRS (ex-ZEP) et APV. Les collèges Izzo de Marseille, Raspail de Carpentras et le lycée professionnel Colbert de Marseille bénéficient des mêmes bonifications que les établissements APV au mouvement intra-académique.
La bonification anciennement ECLAIR sur les voeux précis (20 poinst après 5 ans et 40 points après 8 ans) est étendue à tous les établissements APV, ce qui est une reconnaissance de la difficulté d’exercice dans ces établissements.

Changement de discipline : les garanties obtenues en octobre confirmées

Lors du groupe de travail du 19 octobre 2011, nous avions dénoncé le changement de discipline imposé aux professeurs de STI (lire ici). A cette occasion, prenant appui sur le rapport de force créé par le refus des collègues à la requête du recteur de choix d’une nouvelle valence, nous avions négocié des garanties concrètes pour les collègues : maintien de l’ancienneté de poste, de l’ancienneté de service, pas de modification des services, de leur répartition prébac/post-bac, pas d’affectation contrainte en collège, accompagnement des collègues. Ces garanties sont renouvelées, en particulier sous la forme d’une affectation en collège limitée aux seuls personnels volontaires et d’une mention inscrite au BA invitant les chefs d’établissement à faire porter d’éventuelles cartes scolaires dans les disciplines dont relèvent les enseignants ayant la plus faible ancienneté de poste.
pour autant, le SNES Aix-Marseille appelle les collègues à poursuivre la dénonciation du changement de discipline au moyen de recours gracieux (lire ici)

La fonction de TZR mieux reconnue

Après avoir obtenu en 2009 la création d’une bonification dédommageant les sujétions spéciales de la fonction de TZR (lire ici) à hauteur de 15 points par an sur les voeux larges, nous avons obtenu cette année que cette bonification soit portée à 30 points par an, ce qui devrait faciliter la stabilisation choisie des TZR (lire ici)

Les situations familiales préservées

La prise en compte des situations familiales s’est régulièrement améliorée au cours des années précédentes dans notre mouvement, et cela n’est pas remis en cause cette année. Les rapprochements (rapprochement de conjoint et le rapprochement de conjoint) sont valorisés dans le cadre du départage dans les situations d’égalité de barème par l’ajout d’une décimale pour rompre les cas d’égalité.

Le paritarisme rétabli

Nicolas Sarkozy entendait vider les commissions paritaires de leur contenu en les court-circuitant par l’annonce prématurée des projets de mutation par l’administration elle-même. L’idée était de rompre le lien étroit qui unissent les personnels à leur organisation syndicale majoritaire en privant celle-ci du suivi des dossiers personnels. Comme d’autres, le rectorat d’Aix-Marseille s’apprête à renoncer à l’envoi de SMS diffusant un projet de mutations avant même l’information des élus et le débat contradictoire en commission. Tous les syndicats se sont solennellement engagés à respecter la confidentialité des documents de travail pour rendre à la commission la sérénité qu’elle n’aurait jamais du perdre dans l’étude des affectations.
Le SNES se félicite de ce retour à une conception du dialogue sociale plus respectueuse du mandat que les personnels ont donné à leurs élus dans le suivi de leur dossier.