La CAPA d’accès à la classe exceptionnelle s’est tenue le mardi 13 février 2018. La CAPN qui prononcera les promotions se déroulera les 19 et 20 mars 2018 à Paris.
Si votre candidature n’aboutit pas dans le cadre de cette première campagne à effet rétroactif au 1er septembre 2017, n’oubliez pas de candidater de nouveau au printemps pour la deuxième campagne, à effet au 1er septembre 2018 !

Les commissaires paritaires du SNES-FSU ont fourni un lourd travail de vérification sur le projet de promotion établi par le rectorat : il s’est agi en premier lieu d’établir que la situation et les droits à promotion de chacun ont été pleinement pris en compte par l’administration, dans le respect des règles communes nationales organisant l’accès à la classe exceptionnelle.

193 candidatures ont été étudiées au titre du vivier 1, qui ouvre à 80% des promotions qui seront décidées en CAPN. Au titre de ce vivier 1, 29 avis Excellent et 49 avis Très Satisfaisant ont été attribués et 78 propositions ont été transmises à la CAPN. 254 candidatures ont en outre été étudiées au titre du vivier 2, qui ouvre à 20 % des promotions qui seront décidées en CAPN. 7 avis Excellent et 41 avis Très Satisfaisant ont attribués et 25 propositions ont été transmises à la CAPN.
On peut estimer que le nombre de promotions qui concerneront notre académie sera de l’ordre de 70.

L’âge moyen de nos proposés est de 61 ans en 2017.
L’âge moyen des proposés au vivier 1 est de 60 ans et 56,5 % ont plus de 60 ans.
L’âge moyen des proposés au vivier 2 strict est de 62 ans et aucun n’a moins de 60 ans.
41 % des proposés du vivier 1 sont des femmes (elles représentent 38,5 % du vivier 1)
48 % des proposés du vivier 2 strict sont des femmes (elles représentent 43 % du vivier 2).
10 collègues n’ayant pas atteint le dernier échelon de la hors-classe font partie des proposés au vivier 1. Parmi eux, 70 % sont des hommes et 50 % ont moins de 60 ans.

Le rôle des élus a été aussi d’apporter un maximum d’améliorations au projet de l’administration, dans un contexte où la demande est très forte pour cette première campagne de promotion d’un nouveau débouché de carrière. Nous avons en particulier veillé à la situation des collègues ayant fini la hors-classe, car c’est eux qui tirent un bénéfice financier immédiat de la promotion, et à celle des collègues les plus proches de la retraite. C’est en effet l’enjeu essentiel de l’accès à la classe exceptionnelle : comme le nombre de collègues en classe exceptionnelle est contingenté, fixé par un pourcentage de l’effectif du corps, il convient d’organiser la « rotation » des promotions de façon à ce que les futurs départs en retraite permettent de nouvelles promotions.

De ce point de vue, les conditions d’accès à la classe exceptionnelle par la voie n°1 (« vivier n°1 » : conditions d’exercice, degré d’enseignement, missions…) sont inadaptées à la structure de carrière des collègues. Les conditions administratives édictées pour faire la démonstration de l’éligibilité au vivier 1 sont particulièrement restrictives et de nombreuses candidatures ont été écartées par l’administration, particulièrement des collègues effectuant un service en STS sans avoir d’arrêté définitif d’affectation. Le vivier 1 se révèle particulièrement inégalitaire, les hommes, les collègues affectés dans le supérieur, les disciplines technologiques ou l’EPS étant particulièrement sur-représentés. A l’inverse, le vivier 2 n’offre pas suffisamment de possibilités de promotion au regard du nombre de candidatures.
Le SNES-FSU exige que soient revues les modalités d’accès à la classe exceptionnelle.

Le SNES et la FSU agissent depuis de très nombreuses années pour obtenir une revalorisation des carrières et des salaires. Les actions qu’ils ont menées avec les personnels ont trouvé de premiers résultats dans le cadre des discussions dites « PPCR ». Ont été obtenus une augmentation générale des rémunérations, le dégel en 2016 puis 2017 de la valeur du point d’indice, une accélération des déroulements de carrière, le parcours de la carrière sur au moins deux grades (la hors-classe pour tous) et la création d’un débouché de carrière au-delà de la hors-classe actuelle : la classe exceptionnelle (accès à la hors-échelle A pour les professeurs certifiés, CPE et Psy-ÉN ; accès à la hors-échelle B pour les professeurs agrégés). Même s’il ne constitue pas un rattrapage des pertes subies depuis le début des années 2000, l’ensemble de ces mesures permet une translation vers le haut des carrières et des salaires.

Dès son arrivée au pouvoir, le gouvernement actuel a décidé un tour de vis sur les rémunérations des fonctionnaires : gel de la valeur du point d’indice, rétablissement du jour de carence, report d’un an des mesures PPCR prises à partir de 2018, augmentation du taux de la CSG sans compensation intégrale… Qui justifient l’appel à la grève le 22 mars 2018 lancé par sept fédérations de fonctionnaires (FSU, CGT, FO, Solidaires, CGC, CFTC, FAFP). Toutefois, ces mesures inacceptables ne concernent pas la mise en place de la classe exceptionnelle.

Le volume des promotions à la classe exceptionnelle sera porté en sept ans à 10 % de l’effectif de chaque corps (ce qui équivaut à plus de 40 % des effectifs actuellement en hors-classe).

Le SNES-FSU agit pour que l’accès à la classe exceptionnelle soit ouvert au plus grand nombre.

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