27 mars 2018

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Aprés la mobilisation des retraité.es le 15 mars, un premier petit recul du gouvernement

CSG : pour les retraités c’est toujours NON !

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté le 15 mars à l’appel des 9 organisations nationales de retraités contre la hausse de la CSG et la baisse programmée de leur niveau de vie.

La mobilisation a été une réussite éclatante et le nombre de manifestants a plus que doublé : à Paris, ce sont 30 000 manifestants qui ont défilé de Montparnasse à la rue de Varenne, à quelques centaines de mètres de l’hôtel Matignon. A Marseille, à Nantes, Bordeaux, Lyon, La Rochelle, Angoulême, Grenoble, etc. les retraités sont descendus dans la rue massivement, au-delà même de ce qui était attendu par les organisateurs.

A Marseille

Malgré la pluie battante, jusqu’en milieu de matinée, et les embouteillages qui ont paralysé les autoroutes aux entrées de Marseille pendant un long moment, nous étions entre 1500 et 2000.

Le rassemblement sur le Vieux Port entamé à partir de 10h30 s’est transformé en blocage quand à partir de 11h00 nous avons envahi la chaussée ; conférence de presse publique bien sonorisée, interventions de représentants des EHPAD (CGT et FO) très toniques et émouvantes.

De leur côté, comme à l’accoutumée, nos camarades d’Arles ont manifesté chez eux.

En tout, ce sont plus de 162 points de rassemblement qui ont été recensés contre 120 lors de la journée du 28 septembre 2017, date de la précédente mobilisation des retraités.

Après cette mobilisation le gouvernement a été amené à un premier (petit) recul.
Le Premier Ministre vient d’annoncer qu’environ 100.000 couples de retraitées échapperont à la hausse de la CSG grâce à un léger relèvement du seuil du revenu fiscal de référence déclenchant cette augmentation.
Certes la correction est marginale, elle ne s’appliquera qu’en janvier 2019 et ne concerne que 200.000 retraité·e·s sur les 7,5 millions touchés par la hausse de la CSG. Mais les 200.000 manifestant·e·s du 15 mars, par leur mobilisation, ont marqué un premier point.

Cette mobilisation exceptionnelle est à la mesure de la colère des retraités devant les refus répétés de nous recevoir du Président de la République, de Madame Buzyn et maintenant du Premier Ministre. A la mesure également de la morgue de ceux qui traitent les retraités de « génération dorée ».

Loin d’être des « nantis », loin de méconnaître la solidarité intergénérationnelle qu’ils pratiquent tous les jours dans leur entourage, les retraités, soucieux de défendre la république sociale appellent d’ores et déjà à participer aux prochaines manifestations et actions organisées en défense des trois fonctions publiques et des services publics républicains.