5 septembre 2018

Notre académie, nos établissements

Edito : La rentrée 2018/2019

Le SNES-FSU Aix-Marseille vous souhaite une bonne année scolaire 2018/2019 !

L’année 2017 / 2018 a vu la mise en place des nouvelles carrières PPCR et des nouvelles procédures d’évaluation. De nombreux collègues ont ainsi pu bénéficier de la promotion à la classe exceptionnelle, nouveau débouché de carrière, du déblocage du passage en hors-classe et d’un avancement d’échelon plus précoce. Le SNES-FSU se félicite d’avoir contribué à la conception de ces nouvelles carrières lors du précédent quinquennat, malgré des imperfections. Nous oeuvrons actuellement pour améliorer le dispositif (des négociations auront ainsi lieu en septembre pour revoir les conditions d’accès à la classe exceptionnelle) et pour assurer transparence et équité dans le cadre des nouvelles procédures d’évaluation.

Soutenez notre action en vous (re-)syndiquant au SNES-FSU (par ici), et en votant SNES-FSU lors des prochaines élections professionnelles qui se dérouleront du jeudi 29 novembre 2018 au jeudi 6 décembre 2018 afin de renouveler les commissions paritaires dans lesquelles les élus représentants des personnels défendent vos intérêts face à l’employeur.

Dans le même temps, le nouveau gouvernement poursuit une politique anti-fonctionnaires par des moyens éculés : suppressions de postes, gel de la valeur du point d’indice, primes au mérite discriminatoires, ... et bientôt attaque majeure contre nos retraites !

Les cadeaux fiscaux accordés aux plus riches et aux entreprises (suppression de l’ISF, flat tax, ...) ainsi que le ralentissement de l’économie après une courte embellie en 2017 ont pour conséquence la réduction de la dépense publique, ce que le gouvernement assume sans état d’âme : alors que la hausse démographique est engagée pour plusieurs années dans le second degré, le nombre de professeurs est en baisse du fait de la crise de recrutement et de la réduction du nombre de postes offerts aux concours. Hausse des effectifs par classe, recours accru aux contractuels, et réduction de l’offre de formation sont au programme. Après que la réforme du collège a permis de réduire l’horaire élève hebdomadaire à 28 heures, la réforme du lycée va réduire le nombre d’heures d’enseignement, appauvrir l’offre de formation et d’options, accroître les effectifs des classes...

L’actualisation de la carte de l’Education prioritaire devrait confirmer l’évincement des lycées.

Le dogme du renvoi au local désorganise les lycées puisque l’offre de formation pour la rentrée 2019 doit être déterminée en tenant compte des choix de spécialités des lycéens, lesquels attendent de savoir ce que l’établissement propose comme spécialités : comme avec Parcoursup, le serpent se mord la queue ! Le baccalauréat en contrôle continu désorganise les enseignements du fait des vagues successives d’épreuves et du temps consacré à leur organisation. Las, le ministère prépare le recrutement local et la gestion des carrières par l’équipe de direction en mettant en place la gestion des ressources humaines de proximité, la casse du statut (CAP22) et la suppression du paritarisme (CHSCT, CAPA ...).

Sous couvert d’équité, la réforme des retraites a pour objectif de réduire le montant des pensions versées puisqu’il s’agit de limiter à 14 % la part des richesses produites consacrée aux retraites alors même que le nombre de retraités va croître. La transition écologique n’est toujours pas à l’ordre du jour alors qu’il y a urgence et qu’elle permettrait une relance de l’économie et la création de nouveaux emplois.

Mais, entre les objectifs idéologiques et leur concrétisation, il y a un monde ! En nous rassemblant, en débattant, en rejoignant le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans la profession, par l’adhésion et par le vote au moment des élections professionnelles, nous pouvons significativement peser sur les politiques éducatives, renvoyer certaines réformes, en modifier d’autres, réorienter leur mise en oeuvre, comme nous avons su le faire en 2015 avec l’opération Grains de Sable menée par le SNES-FSU qui a fortement atténué les effets délétères de la réforme du collège dans notre académie. Nous avons ainsi sur le mandat précédent obtenu un calcul des obligations de service plus favorable aux collègues lors du remplacement du décret de 1950 par le décret 2014 (maintien de la définition hebdomadaire du service en heures d’enseignement malgré les velléités d’annualisation, mise en place de la pondération en lycée en remplacement de la très contestée heure de première chaire, mise en place de la pondération REP+, décharge horaire pour les compléments de service, volume d’IMP plus importants que les anciennes décharges ... ).

C’est la raison pour laquelle nous comptons sur vous pour nous rejoindre, en (ré-)adhérant au SNES-FSU (par ici) et en votant pour les syndicats de la FSU du jeudi 29 novembre au jeudi 6 décembre 2018.