30 décembre 2007

Notre vie syndicale

Congrès extraordinaire SNES Aix-Marseille (Mardi 15 janvier 2008)

Le SNES organise un congrès pour analyser la politique scolaire du gouvernement, déterminer les modalités de la riposte et débattre des pistes alternatives d’évolution de l’Ecole.

L’année 2008 est une année charnière dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy : nous ne parviendrons à peser que si nous sommes en mesure de conduire, parallèlement à nos actions, une campagne d’opinion et de mobilisation, ce qui suppose que le plus grand nombre s’approprie les problématiques et participe à l’élaboration collective du positionnement syndical.

Chaque établissement est invité à envoyer une délégation fournie à ce congrès (représentants mandatés et auditeurs). Consultez le site et prenez contact avec le SNES Aix-Marseille.

Une rupture… à tout rompre !

La rupture était annoncée, la voici mise en œuvre en 2008 ; de façon particulièrement vive pour l’école et les services publics, pour les enseignants et les fonctionnaires.

La commission Pochard proposera fin janvier des réformes de structures, nous faisant basculer d’un système éducatif conçu comme une institution de la nation, envisageant la scolarité comme le destin commun d’une génération, vers un marché scolaire : chaque établissement, fonctionnant comme une entité autonome, aura la responsabilité d’organiser une offre scolaire adaptée à son « cœur de cible ».

Dans ce système, le fonctionnaire deviendrait un salarié comme un autre ; il doit répondre aux attentes de son supérieur, qui doit pouvoir décider des missions, des services, des rémunérations, des promotions et de la mobilité des enseignants. Annualisation, flexibilité, heures supplémentaires imposées, bivalence et temps de présence accru dans les établissements seraient alors le lot commun. Et les enseignants seraient évalués par le chef d’établissement sur la base des résultats scolaires de leurs élèves.

Mise en concurrence des établissements, mise en concurrence des personnels, mise en concurrence des élèves entre eux : le projet scolaire de Nicolas Sarkozy, projet dual (« récompenser le mérite, sanctionner la faute »), place l’évaluation et le tri social au cœur des missions de l’école obligatoire ; en cours de collège, les élèves en difficulté seraient évincés du système éducatif et placés dès la 5e dans des dispositifs d’insertion professionnelle courts externalisés vers les Régions.

L’accès aux formations de lycées serait quant à lui réservé à la moitié d’une classe d’âge, celle qui a vocation a atteindre un diplôme du supérieur.

Lorsque les destins scolaires et sociaux sont joués de façon précoce, il n’est pas utile de diversifier les voies de formation, de développer les dispositifs de prise en charge de l’hétérogénéité des publics.

On peut alors réduire de 25 à 30 % les horaires des lycéens, regrouper les séries générales, fusionner les voies technologiques et professionnelles, supprimer les formations qui offrent des qualifications intermédiaires telles que les BEP. C’est tout l’objet de la réforme des lycées, dont l’annonce serait reportée au lendemain des élections municipales, c’est dire !

Car enfin, qui peut croire que le gouvernement parviendra à tenir ses objectifs de réduction du nombre de fonctionnaires (100 000 postes supprimés dans l’Education Nationale entre 2002 et 2012 pour 450 000 enseignants dans les collèges et les lycées !) sans sabrer le service public d’éducation ?

Le pire n’est pas certain ? Non, il ne l’est jamais lorsque les enseignants se syndiquent, s’informent, se mobilisent, lorsque les parents et l’opinion publique prennent conscience que les questions scolaires traduisent des choix de société essentiels.
L. T.


Mardi 15 janvier 2008 8h30 – 17h00
Lycée Jean Perrin – Marseille 10°

POUR VENIR AU LYCEE JEAN PERRIN

( 74 rue Verdillon 13010 MARSEILLE) :

- en transport en commun : aller au terminus du métro Sainte Marguerite- Dromel puis prendre le bus 17 direction Parc des Bruyères, arrêt : Lycée Jean Perrin

- en voiture, deux accès possibles :

- par l’autoroute Est ( en venant d’Aix-en -en Provence, ou d’Aubagne), sortir à Saint-Loup : Après le rond point prendre la passerelle qui donne sur le centre commercial Auchan , tourner à gauche puis à droite au rond point suivant :le lycée se trouve alors à 200 mètres derrière le centre commercial.

- par l’autoroute Nord ou celle du littoral, prendre le tunnel Prado Carénage (payant), puis à sa sortie, la direction Sainte Marguerite-hôpitaux Sud, suivre le boulevard Schloesing, puis au métro Dromel -Sainte Marguerite, tourner à gauche pour prendre le boulevard Romain Rolland presque jusqu’au bout (un bon kilomètre depuis le métro) ; un panneau sur votre droite vous indiquera le lycée ( rue Verdillon)

Nombreuses possibilités de stationnement à côté du lycée

Programme du congrès extraordinaire

8h30 – 9h00 : accueil des congressistes

9h00 – 10h00 : introduction

La situation, les projets du gouvernement, la mobilisation et la grève du 24 janvier

10h00-12h00 : Commissions

14h00 – 17h00 : Séance plénière

Rapport des commissions

Débat général

Débat sur l’action


Commission 1
 : Des métiers revalorisés !

Alors que la commission Pochard travaille à des propositions dont la logique consiste à réformer les métiers de l’Education Nationale pour en faire des métiers contraints et encadrés, multitâches et polyvalents, nous examinerons ensemble les propositions à porter pour améliorer nos métiers, les conditions d’exercice et de rémunération, les besoins à prendre en compte dans toute évolution.


Commission 2
 : Les parcours scolaires

Alors que le gouvernement développe une vision duale du système éducatif, avec orientation précoce des élèves en difficulté et limitation des poursuites d’études au delà de 16 ans, nous réfléchirons ensemble aux évolutions nécessaires pour mettre en place une école démocratique plus à même de répondre à la demande sociale, aux besoins de la société, permettant tout à la fois de répondre au problème de l’échec scolaire et à celui de l’élévation générale des qualifications.


Commission 3
 : Fonction Publique

La liquidation annoncée de la Fonction Publique à la française est la pierre angulaire de la politique de remodelage de la société française. L’attaque sur les statuts (recrutements par concours, évaluation, carrières, retraites) vise à placer le fonctionnaire dans une position de subordination. La remise en cause des missions est à relier à la problématique du désengagement de l’Etat. Nous envisagerons ensemble les perspectives alternatives de financement de la dépense publique et les propositions visant à la démocratisation de l’Etat.