29 mars 2026

Notre académie, nos établissements

CSA SD du 27 mars sur les postes : vote contre pour dénoncer les manques de moyens, le « choc des savoirs » et l’absence de démocratie sociale !

Cette année encore, lors du CSA SD sur les ouvertures et fermetures de poste, la proposition présentée a été rejetée. Le SNES-FSU a fait entendre qu’autant sur le fond que sur la forme, rien ne va !

Alors que le département subit une réduction de 108 heures poste (6 Équivalents Temps Plein), ce sont 40 postes qui sont supprimés et 32 qui sont créés. Le delta est donc négatif de 8 suppressions. Les services de la DSDEN prévoyaient un delta de 13 suppressions mais le SNES-FSU est intervenu et a réussi à ce que 5 BMP de 18 heures deviennent des postes.

En parallèles, il y aura à le rentrée 2026, 111 Bloc de Moyens Provisoires de 18 heures.

Pour expliquer ces fermetures, outre, un réduction des moyens en lien avec la baisse démographique attendue, ce sont des postes de technologie qui disparaissent à cause de la suppression de cette discipline en 6e par le « Choc des savoirs ».

De plus, de nombreux BMP de 18 heures sont en mathématiques et en lettres modernes. Cela découle de la poursuite dans certains établissements des groupes de besoin.

Nous avons donc dénoncé la baisse des moyens et l’instabilité des dispositifs qui démultiplient les BMP et suppriment des postes.

La proposition présentée a donc été rejetée par 7 Contre (dont le SNES-FSU) et 2 abstentions

Le SNES-FSU est intervenu pour demander un groupe de travail académique pour les AED pour travailler sur la mise en place d’une grille salariale et peser sur la répartition des moyens des Vie scolaire.

Le SNES-FSU est aussi intervenu pour dénoncer la gestion des AESH dans les PIAL qui sont ballotté.es maladroitement au mépris de leur professionnalité et des liens tissés avec les élèves.

Déclaration liminaire

Monsieur le Directeur Académique,
Nous remercions vos services pour leur travail et les documents transmis pour ce CSA SD , mais cette année encore nous regrettons de devoir travailler après l’ouverture du serveur sur les mutations. Nous devons donc le répéter : ce calendrier ne permet pas de réelle démocratie sociale. Nous aimerions, si c’est en votre pouvoir, que vous preniez des engagements de calendrier pour l’année prochaine.
Comme pour les années précédentes, ce CSA arrive trop tard pour le mouvement, mais (apparemment) trop tôt pour les conseils d’administration d’établissement (CA) qui eux ne se sont pas tous prononcés sur la répartition des services dans les collèges du 13. Seules les remontées du personnel de direction en terme de besoins et de proposition de répartition semblent compter réellement. Le paragraphe qui suit se dit donc au mode de l’irréel du passé qui, en Grammaire, exprime un fait non réalisé dans le passé à cause d’une condition non réalisée, elle aussi dans le passé :
Pour une vraie représentativité, les CA eussent dû être consultés sur la ventilation prévisionnelle, en particulier en cas de création ou de suppression, bien en amont du travail sur les postes et certainement avant le mouvement. Il eût même fallu que le décret et l’arrêté actant la fin des regroupements de niveau obligatoires eussent été publiés bien avant le 14 mars, car ils eussent dû fonder le travail de répartition de la dotation horaire globale dans chaque collège.
De cette réforme Attal que nous laissons derrière nous, nous voyons encore les effets dans les documents de préparation de rentrée. Les BMP qui continuent de croître avec leur lot d’instabilité (116 cette rentrée contre 86 en 2024). Cette année, c’est tout de même 33% de plus en EPS, par exemple. Dans le même temps, sont encore supprimés 9 postes en technologie (s’ajoutant aux 11 de l’an dernier) alors qu’il faudrait au contraire le retour de cette discipline auprès de nos élèves de 6e. Maintenant que la réforme est derrière nous, nous avons des questions : que va-t-il advenir en Français et en Mathématiques ? Combien de temps allons-nous continuer à financer l’autonomie des établissements, à développer des BMP morcelés à côté de lots d’heures supplémentaires plutôt qu’à financer le long terme, l’ambition, et les conditions nécessaires à l’éducation ?
La FSU revendique pour le département une organisation stable et pérenne des enseignements et de la démocratie dans nos instances. La nouvelle vélléité autour des 800 collèges n’est pas exactement de nature à nous rassurer. Qu’en est-il d’ailleurs en terme de moyens et de répartition ? Peut-on sérieusement croire qu’on peut aider les élèves en utilisant une pseudo-autonomie des établissements fluctuante dans son volume et sa répartition et qui se résume à une mise en concurrence des dispositifs et à un choix arbitraire du chef d’établissement ? Peut-on considérer que faire réussir des élèves ce serait seulement les faire réussir à un examen ? Au contraire, l’enseignement s’inscrit dans un temps long avec une vraie stabilité des moyens, des dispositifs et des équipes. Tout le contraire de ce que nous voyons dans ce CSA SD.
Seule une augmentation significative et sans contreparties des moyens incluant les dotations d’enseignant.es, les équipes pluri-professionnelles, les AED et les AESH nous semble indispensable au service public d’Education pour remplir sa mission et instruire de futur.es citoyen.nes éclairé.es, prêt.es à construire des temps meilleurs.
Vos équipes ont commencé le traitement des dossiers de prime REP+ pour les AED et AESH qui en avaient été lésés. Merci pour elles et eux. Néanmoins, pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise ne faudrait-il pas appuyer nos demandes de GT AED académique afin de travailler sur une grille de progression salariale, notamment pour celles et ceux qui ont obtenu un CDI depuis 2019 mais sont maintenus de facto à l’indice le plus bas de la fonction ? Nous tenons aussi à vous signaler notre inquiétude quant à la gestion des AESH dans les PIAL : jamais nous n’avions reçu auparavant autant de signaux d’alerte de la profession, d’AESH ballotté.es maladroitement dans leur PIAL au mépris de leur professionnalité et des liens tissés avec les élèves, toujours dans la gestion du manque. Cette flexibilité accrue se fait non seulement aux dépends de personnel précaire mais aussi des besoins des élèves en situation de handicap.
Nous voulons une meilleure école, pour toutes et tous.
C’est pourquoi nous attendrons un geste fort au CSA-A du 30 mars. C’est parce que les instances passent sans que les réponses nécessaires ne soient vraiment proposées que nous appelons les collègues à continuer leur mobilisation ainsi qu’à participer à la grève nationale dès le 31 mars pour exiger un budget 2027 avec des mesures de créations d’emplois et de revalorisation salariale du personnel de l’Éducation.