8 juin 2026

Notre académie, nos établissements

Les AESH témoignent ! Toutes et tous mobilisés pour un statut et la fin des PIAL !

Les AESH témoignent ! Toutes et tous mobilisés pour un statut et la fin des (…)

Balloté.es dans des PIAL, précarisé.es, sans considération, les AESH témoignent de leurs conditions de travail ! Si iels aiment leur métier, les conditions dans lesquelles iels l’exercent nuisent à leur mission et à rendre l’école pleinement inclusive !
Florilège de courts témoignages !

Et si aujourd’hui je reste dans ce travail c’est parce que j’adore mon travail même si les conditions ne sont plus la. Mais je ne sais pas jusqu’à quand j’aurais la force de tenir.

Carla AESH

Nous sommes régulièrement sollicités sur plusieurs établissements, avec des emplois du temps parfois peu adaptés et des changements fréquents de salles, ce qui entraîne de nombreux déplacements et bousculades dans les couloirs monter, descendre, traverser, l’établissement ne pas être en retard d’un cours à un autre !

Sana, AESH

Cette année nous avons vu fondre les heures d’accompagnement : les élèves sont passés de 12h à 5h ou à zéro heure. En cette fin d année certains élèves perdent toutes leurs heures.

Christine, AESH

Chez nous, les AESH ont changées 4 ou 5 fois d’emploi du temps, et donc la répartition des élèves a également beaucoup changé au cours de l’année.

Marilyne, AESH

Cette année j’ai accompagné entre 8 et 10 élèves sur 2 ou 3 établissements différents dont 4 élèves en collège dans la même classe...seule...pour 4 pathologies différentes…

Floriane AESH

Il y a une telle disparité de salaire que c’est très dur de constater que nous n’avons aucune possibilité d’augmenter nos revenus, alors qu’on ne peut pas vivre avec le salaire que nous avons et pourtant une sacrée responsabilité !

Isabelle AESH

Enfin cet acronyme pourrait avoir plusieurs sens :

P : Précarité 
I : Inhumain
A : pour Aesh
L : Lassees

Mais ça devrait être :

P : Pour
I : une Inclusion
A : Avec des Aesh 
L : Libres et respectées 
 

Floriane AESH

Ce métier manque cruellement de considération. Pourtant, sans nous, il est difficile pour nos collègues de gérer les élèves bénéficiant d’une notification d’accompagnement pour leur inclusion scolaire.

Dounia AESH

Nous ne sommes considérés ni comme des enseignants, ni comme des éducateurs spécialisés, alors même que nous accompagnons des élèves présentant des handicaps de plus en plus complexes et des situations parfois très difficiles à gérer au quotidien. Cette responsabilité grandissante exige des compétences d’adaptation, de communication et de gestion importantes, sans que cela ne soit réellement reconnu dans notre statut, notre formation ou notre rémunération.

Sana, AESH

Dans une classe de 27 élèves, dont 3 que nous devons suivre en même temps, il est impossible de leur apporter toute l’aide dont ils ont besoin.

Dounia, AESH

Pour ma part, depuis que le PIAL a pris place, le travail n’est plus le même, on veut vous faire penser que c’est dans l’intérêt des enfants. Mais pas du tout, ce sera au directeur(ice) qui criera le plus fort qui aura un remplacement. Tout ça au détriment de certains élèves suivis. On leur enlève des heures de suivi pour en donner à quatre soi-disant plus urgente.

Carla AESH

Depuis septembre 3 AESH sont parties du collège et ont été mutées. Une quatrième est désormais à mi-temps collège-primaire.  

Marie-Pierre, AESH

Et si aujourd’hui je reste dans ce travail c’est parce que j’adore mon travail même si les conditions ne sont plus la. Mais je ne sais pas jusqu’à quand j’aurais la force de tenir.

Carla AESH