Le SNES-FSU a largement œuvré à faire de la question des salaires des agentes de l’Éducation nationale un enjeu majeur. Le décrochage salarial des personnels de l’EN est continu depuis des années du fait notamment du gel du point d’indice et de la désindexation des salaires sur les prix. Cette question prend une place importante dans un contexte de crise du recrutement, crise à laquelle la dévalorisation de nos métiers n’est pas étrangère.
Il est urgent d’imposer d’autres choix budgétaires en matière de salaires pour obtenir enfin une revalorisation des salaires et des pensions.
Dans le contexte de début de la campagne présidentielle, de nombreux candidats ont profité de la rentrée pour multiplier les promesses d’augmentation de salaires envers les personnels de l’Éducation nationale. Cela ne doit pas être des promesses sans lendemain de candidats profitant de la fenêtre médiatique de la rentrée pour envoyer des signaux à l’électorat de l’Éducation nationale visiblement très convoité, y compris par ceux qui ont été au pouvoir.
Continuons d’interpeller les candidats, exigeons des engagements clairs autour d’un mot d’ordre : une revalorisation sans contreparties pour toutes et tous !
La rentrée a aussi été l’occasion de provocation de la part du ministère et du gouvernement.
Provocation n°1 : la publication par la DEPP du salaire moyen des enseignantes : 3 090 euros, sans éléments de décryptage du calcul de cette moyenne qui pour le moins a soulevé la colère des personnels, parce que ce chiffre donne l’image d’une profession privilégiée sur le plan salariale
Provocation n°2 : à quelques jours de l’appel interpro fonction publique à une grève nationale pour nos salaires, le premier ministre a confirmé que le projet de budget 2027 vise un objectif de 54 milliards d’économies ! Les grands perdants de ce projet de budget : les fonctionnaires, les retraitées, les collectivités territoriales et de manière générale les services publics puisque selon le premier ministre le « budget de l’État sera gelé en valeur l’an prochain » en dehors des Armées, de la Justice, l’Intérieur et de l’Écologie.
Notre réponse à ces provocations doit être claire et cinglante : la mobilisation pour le 29 septembre doit être massive. Soyons toutes et tous en grève et dans les manifestations.
Rendez-vous dans la rue mardi :
Le tract du SNES-FSU pour mobiliser :

