25 août 2026

Notre académie, nos établissements

Une rentrée dans les collèges toujours plus difficile… Mais une nécessité de lutter pour un budget pour un collège émancipateur pour toutes et tous !

Une rentrée dans les collèges toujours plus difficile… Mais une nécessité de (…)

Le SNES-FSU vous souhaite une bonne rentrée. Il sait que cette année sera charnière pour le modèle d’école que nous portons. Nous sommes conscient.es que nous sommes à un moment de bascule.. Le SNES-FSU appelle à lutter dès maintenant et par la grève le 29 septembre pour un budget qui donne les moyens nécessaires pour la réussite de toutes et tous.

Tandis que les candidats à l’élection présidentielle commencent à proposer leur projet pour l’École, c’est toujours plus de tri, de réduction des moyens et d’autonomie des établissements qui se profile. Depuis plusieurs années, déjà, le collège subit des attaques qui le désorganisent et veulent modifier profondément son organisation. Ce sont des attaques contre l’idée d’un collège pour tous et toutes, qui rentabilisent les moyens et imposent des dérives managériales de plus en plus fréquentes.

Les groupes de niveau sont facultatifs à cette rentrée : ils doivent rester au choix des équipes pédagogiques et non à la cheffe / au chef d’établissement

Si l’année 2025-2026 a été marquée par une forte victoire syndicale du SNES-FSU : les groupes de niveau sont devenus facultatifs au collège en cette rentrée 2026, c’est bien le choix des équipes concernées, en mathématiques et en français, qui devrait guider les modalités d’organisation de ces enseignements en Sixième et en Cinquième, la liberté rendue ne peut pas toujours être saisie par les équipes pédagogiques qui se retrouvent avec des choix qui ne sont pas les leurs. Le SNES-FSU rappelle que ce doit être au conseil d’administration, et non à la cheffe / au chef d’établissement, qu’il revient de décider des organisations pédagogiques les plus adaptées. Il soutiendra toutes les équipes qui se verraient dépossédées de leur métier.

La poursuite du Plan 800 collèges en progrès : un plan contre l’Éducation Prioritaire, sans moyens supplémentaires et dangereux pour la liberté pédagogique !

Le concept initial de cette réforme est de sélectionner les établissements dont les résultats aux écrits du DNB sont les plus faibles. Si le ministère parvenait à montrer une plus-value dans les « 800 collèges » alors il lui serait aisé de basculer de critères sociaux à des critères fondés sur des évaluations pour définir une nouvelle carte de l’Éducation prioritaire. Ce serait un changement de paradigme dramatique, niant tous les déterminismes sociaux.
De nombreux collègues ont donc subi des demi-journées de formation, où leurs pratiques pédagogiques ont été parfais été remises en cause sans qu’aucun moyen supplémentaire n’ait été donné. Les « 800 » sont probablement la matrice d’une liberté pédagogique qui se verra bridée.

Des nouveaux programmes avec des moyens insuffisants pour les manuels !

Alors qu’entrent en vigueur en Cinquième de nouveaux programmes de français, de mathématiques et de langues vivantes A et B, la dotation versée par l’État aux collèges ne permet que le remplacement d’une seule collection. Des collègues vont découvrir à la rentrée que leurs commandes de manuels ont été annulées faute de financement. Le ministère estime en effet que les établissements devraient s’appuyer sur leurs reliquats s’ils souhaitent d’autres renouvellements, alors même que les crédits (60 euros par élève) étaient déjà insuffisants en 2025 pour couvrir les nouveaux programmes de Sixième (français, les LVE et mathématiques). L’enveloppe budgétaire dédiée aux dépenses pédagogiques en collège a été divisée par deux entre 2025 et 2026, une preuve de plus que l’exécutif ne cherche plus à investir dans le système éducatif public.

Des effectifs sur les repères les plus hauts dans tous les collèges !

Le SNES-FSU a dénoncé dès la préparation de la rentrée en mars 2026 la suppression de postes dans les collèges des Bouches-du-Rhône alors que la baisse démographique est très limitée. Pour revenir au taux d’encadrement dans le département, il faudrait créer 56 postes supplémentaires !
Les derniers ajustements de rentrée ne permettent pas de desserrer l’étau, d’autant qu’il manque encore beaucoup d’Ulis à ouvrir !

Plan avenir : l’orientation entre dans l’ère du management !

Les textes demandent désormais d’établir un plan pluriannuel à l’orientation (PPO) dans tous les collèges et lycées avec objectifs et indicateurs. C’est la plateforme Avenir(s) avec son portfolio de l’élève qui permet de visualiser son parcours. L’orientation est entrée dans une ère de management.
Les missions des PsyEn glissent progressivement sur les professeures principales et principaux.

https://www.snes.edu/article/plan-a...

Le DNB : le ministère déçu que les élèves n’aient pas si mal réussi !

Plusieurs paramètres ont changé pour la session 2026 du DNB. Une pondération plus importante a été rendue aux épreuves terminales : 60 %. C’est de nouveau la moyenne des moyennes disciplinaires qui forme le contrôle continu, demande du SNES-FSU depuis 2016.
Toutefois, lors de cette session, plusieurs énoncés d’épreuves écrites du DNB général ont été jugés trop simples en fin de Troisième.
Le ministère visait 10 points de chute du taux de réussite. Pour le DNB général, il est finalement de 3,1 points et de 11,6 points au DNB pro. Ce sont toujours les élèves les plus en difficulté (SEGPA, Troisième prépa-pro) qui subissent le plus cette politique.
Pire encore, le ministre n’a cessé de se féliciter de la future hausse du taux d’échec et semble penser qu’il suffit d’un taux d’échec plus important pour revaloriser le diplôme. Cela est-il une source de satisfaction décente alors que les moyens d’enseignement diminuent année après année dans les collèges, ne permettant plus d’aider suffisamment les élèves en difficulté en classe tout au long de l’année pour leur permettre une meilleure réussite ? Non, cette attitude démontre une volonté de mettre fin au collège unique et de trier les élèves au plus tôt.

Le SNES-FSU est la première organisation syndicale des personnels du second degré : professeures, titulaires ou non, TZR, stagiaires, CPE, PSY-EN, AED et AESH. Engagé au quotidien pour informer, défendre et construire les mobilisations, le SNES-FSU entend mener la lutte pour défendre un budget à la hauteur des besoins d’une école publique émancipatrice, améliorer les salaires et les conditions de travail.